Max Blecher

Blecher (Max ou Maurice), est né le 8 septembre 1909, dans le village moldave de Roman, en Roumanie. Il part à Paris faire médecine après ses études secondaires, mais il est atteint par la maladie de Pott, une forme de tuberculose de la colonne vertébrale inguérissable, qui l’oblige à partir au Berck, ville sanatorium, où les malades se promènent allongés dans des corsets en plâtre sur voitures à cheval. Après des détours en Suisse, au bord de la Mer noire et dans les Carpates, il rentre chez lui, entretenant, à la manière de Joë Bousquet, des amitiés épistolaires. Breton publie l’un de ses poèmes dans Le Surréalisme au service de la révolution. Salué par les avant-gardes, dont le jeune critique Ionesco (de deux mois son cadet), il meurt après dix ans de calvaire à l’âge de 29 ans, en laissant trois récits, Aventures dans l’irréalité immédiate, La Tanière éclairée et Coeurs cicatrisés, journal (inédit en français) du sanatorium à Berk.