Romain Verger,

Ravive

- Ogre n°15

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  • "Romain Verger - Ravive" Marc Villemain, sur Marcvillemain.com, 5 avril 2017

    "Romain Verger ou le moderne intempestif"


  • "Ravive de Romain Verger : quand l'humain recule en soi" par Julia Montauk, Addict-culture.com, 10 février 2017

    "Au-delà de la beauté, c’est le sublime, dans ce qu’il a de rude et de négligé, que nous offre Romain Verger avec RaviveEdmund Burke, dans sa Recherche philosophique sur l’origine de nos idées du sublime et du beau (1757), affirme que « tout ce qui est propre à exciter les idées de la douleur et du danger, c’est-à- dire toute ce qui est en quelque sorte terrible, tout ce qui traite d’objets terribles, tout ce qui agit d’une manière analogue à la terreur, est une source du sublime ; ou, si l’on veut, peut susciter la plus forte émotion que l’âme soit capable de sentir.».

    Chez Romain Verger, le réel se tord pour que s’enracine le rêve dans un chant crépusculaire. Et c’est là que surgit l’invitation radicale : celle de plonger dans Ravive avec langueur et docilité pour, enfin, se laisser malmener par ce bijou, sombre et brillant." 

  • "Deux beautés chez l'Ogre"par Ashoma sur Leblogduvisagevert.wordpress.com, 14 décembre 2016

    "(...) le recueil explore les recoins monstrueux de l’âme et du corps humains avec l’ardeur verbale et dévorante que l’on connaît à Romain Verger. Les poupées suintent, les corps se cousent et les oisillons meurent sous les talons du conte."

  • "Entretien avec Romain Verger" par Hédia Zaalouni, Sonia Carré et Lou Darsan sur Undernierlivre.net, 1er décembre 2016

    "[I]l y a d’autres gestes sous les gestes, d’autres paroles sous les paroles, d’autres visages derrière les visages, d’autres montagnes contenues dans les montagnes et d’autres mers sous la surface des mers… Alors oui, c’est peut-être en s’acharnant à scruter l’apparente banalité des choses et des événements, à les embrasser totalement d’abord, et exclusivement, en se collant de toutes ses forces à la peau du réel que l’on s’aperçoit que cette peau n’a rien de lisse, qu’elle est fragile comme celle du lait et qu’elle peut à tout moment se déchirer et ouvrir sur une autre réalité, infiniment plus sombre et inquiétante."

  • "Ravive (Romain Verger)" par Lucien Raphmaj, sur lucienraphmaj.wordpress.com, 26 novembre 2016

    "Ravive, un monstre littéraire éblouissant de noirceur"

  • "Ravive" de Jacques Josse, sur Remue.net, 16 novembre 2016 

    "Sa prose éclatante, dense et riche, est celle d’un styliste qui tient son texte de façon imparable." 

  • "Renouveau du fantastique" par Sophie Ehrsam, sur En attendant Nadeau, 22 novembre 2016

    "La langue « organique » de Verger, concentrée par le format de la nouvelle, mise au service du monstrueux, cherche à nommer l’innommable: une tâche éminemment poétique."

  • "Romain Verger – Ravive", par Sonia, sur Un dernier livre avant la fin du monde, 28 octobre 2016

    "Le lecteur marche sur un fil tendu entre le tourbillon de l’angoisse fantastique et celle plus intime de l’auto-fiction."

  • "A M O U R 2.0"par Antoine Bréa, sur antoinebrea.tumblr.com, 1er octobre 2016

    "Ravive est un recueil de nouvelles, et il faut savoir gré à Romain Verger de renouer avec le genre de la nouvelle, cette vieille forme bien délaissée par les écrivains français contemporains"

    "[...] qui a déjà lu Romain Verger ne sera pas surpris de voir que la terreur, le monstrueux, parfois même le grotesque, le fantastique et jusqu'au post-exotique, imprègnent l'un ou l'autre de ses neufs curieux récits."

  • "Sanglants désordres", par Jean-Pierre Longre, sur jplongre.hautetfort.com, 5 octobre 2016

    "L’écriture de Romain Verger, qui tend des pièges surprenants ou effrayants à chaque coin de phrase, qui exploite toute la gamme du lexique et toutes les possibilités de la syntaxe, ne laisse pas en paix. Une écriture à la fois grouillante et maîtrisée, en courbes baroques et en lames aiguisées, acharnée au combat de la création contre l’anéantissement."

  • "Note de lecture : « Ravive » (Romain Verger)", par Hugues Robert, Charybde 27 : Le Blog, 2 octobre 2016

    "L’écriture a gagné ici, de manière spectaculaire, une puissance et une concision rares, pour atteindre une densité poétique frémissante et hirsute, diaboliquement belle et tout aussi déstabilisante."

Journaux

  • "Littérature des monstres : Ravive de Romain Verger" de Jean-Philippe Cazier, Diacritik, 27 janvier 2017 

    "Si le livre de Romain Verger s’enfonce dans le fantastique et le surnaturel, ce serait moins pour nous proposer une évasion facile hors du monde que parce qu’il s’enracine dans une problématisation du monde et de la nature, une problématisation des facultés, de la raison et du sens et que, par cette problématisation, y sont surtout perçus la nuit du monde, son obscurité et son chaos, toutes les forces et pulsions qui existent autant en nous qu’au dehors de nous et qui forment les matières et vitesses d’un autre du monde dans notre monde. C’est à cet envers du monde qu’il est ici donné vie, le monstre du monde qu’est sa vie."


  • "Ravive", par François Perrin, dans le Focus du Vif/L'Express, 16 décembre 2016

    "C'est beau au-delà du vraisemblable, puissant à en ressortir comme enivré [...]. Comme dans une extase de Robert Alexis ou une crise paranoïaque de Roland Topor, Verger renvoie la chair au rang de matière à boucherie, d'une plume qu'il apparaîtrait impardonnable de choisir d'ignorer." 


  • "Entre deux mondes", Véronique Rossignol, Livres-Hebdo, 14 octobre 2016


    Romain Verger explore les cavités obscures du réel.

    Le réel qui déraille, le normal qui mute, Romain Verger a fait de la métamorphose son territoire littéraire. On précisera un peu vite que ses textes entrent plutôt dans la catégorie de la littérature fantastique, que son univers fictionnel est sombre et angoissé, que sa langue très ouvragée est fortement marquée par la poésie, forme qu’il a privilégiée pendant une dizaine d’années avant de publier en 2006, à 33 ans, Zones sensibles chez Quidam. La "bifurcation d’un poème en roman" : c’est ainsi qu’il définit ce premier roman à la structure éclatée. "J’avais constaté que ma poésie devenait de plus en plus narrative." Et le revoici quatre romans plus tard avec un recueil de neuf nouvelles. Mais, à y regarder de plus près, même si certains motifs - l’océan, la nature primitive comme dans Forêts noires (Quidam, 2010), la figure polymorphe du monstre… - hantent ses histoires, il serait réducteur d’enfermer Romain Verger dans la littérature de genre. C’est plus largement la question de l’imaginaire, des frontières du rêve et du fantasme, de la distorsion de la réalité, qui le travaille, depuis un doctorat consacré à l’écriture onirique chez Michaux dont il a tiré un essai Onirocosmos (Presses Sorbonne nouvelle, 2004).

    "Libraire d’un soir"
    Loin en apparence des personnages de ses livres, l’écrivain est, au quotidien, solidement ancré dans le concret. Professeur de lettres, il enseigne dans un lycée des Yvelines après avoir exercé longtemps en collège. Un prof était d’ailleurs le narrateur de son premier roman, et l’on retrouve dix ans plus tard un enseignant en congé formation dans "L’année sabbatique", l’une des nouvelles de Ravive. Bien sûr, dans les deux cas leur monde bascule, s’enfonce dans l’étrangeté. Parmi ses sources d’inspiration, l’écrivain évoque aussi une "expérience fondatrice qui l’a beaucoup remué" : la visite privée qu’il a eu le privilège de faire à la grotte Chauvet en 2005. Elle est au cœur de Grande Ourse (Quidam, 2007), incarnée dans un personnage d’artiste du paléolithique.
    Romain Verger constate qu’il écrit "finalement peu", sans régularité, et lit beaucoup, en dépit de son métier chronophage. Mais que l’équilibre qu’il a trouvé entre enseignement et écriture lui convient bien. "Ecrire est un lent processus d’élucidation, de maturation, de transformation continue. Il faut le temps que ça prenne corps." Sur Membrane, le "blog omniperméable et photosensible" qu’il alimente à un rythme tout aussi aléatoire, il expose les œuvres de photographes qui l’intéressent, publie des critiques sur les livres des autres. Ceux qu’il a aimés, souvent publiés comme lui par des petites maisons indépendantes. Ce passeur, à qui il est arrivé de s’improviser "libraire d’un soir" lors des soirées organisées par la librairie parisienne Charybde où il fêtera le 20 octobre la sortie de son livre, a le goût du partage : "On a tous besoin de se soutenir et je trouve naturel et sain que les choses circulent dans tous les sens.""