Max Blecher,

Aventures dans l'irréalité immédiate

- Ogre n°1

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  • "AVENTURES DANS L’IRRÉALITÉ IMMÉDIATE (MAX BLECHER)", par Lucien Raphmaj, Raphmaj, 25 août 2016

    "Les Aventures dans l'irréalité immédiate forment un de ces livres rares qui sont un bouleversement de l’ordre de l’esprit."

  • "« Aventures dans l’irréalité immédiate » de Max Blecher", par la librairie Ptyx (Bruxelles), 9 janvier 2015

    "Hantée par les fièvres (celles provoquées par sa maladie comme celles issues de son éveil sensuel), son écriture explore les dessous de la réalité, en dressant une géographie qui vient la mettre elle-même en doute.  Traversé d’humeurs, de boue, mais aussi d’illusions, de rêveries, son univers se construit de ces aller-retour constants entre corporéité et onirisme.

    Tout compte fait, il n’existe aucune différence tangible entre notre personne réelle et nos divers personnages imaginés intérieurement.

    Cette existence, perpétuellement en danger, remise en question par sa maladie, Max Blecher en fait un ouvroir vers les nôtres, insolite mais révélateur de leur essence.  Ces existences, qu’au lieu d’ancrer dans un de leurs aspects, il choisit de montrer perdues, voguant sans repères entre leurs extrêmes.  Où ne se discernent plus bien réel et irréel mais où peuvent germer, peut-être, les seules parcelles de liberté qui soient, celles que sème toute grande œuvre."

  • "Pour Max Blecher", par Nicoles Caligaris, Sitaudis, 10 janvier 2015

    "N'allez pas rater l'occasion de vous faire soulever du sol par un grand dont même les plus lecteurs des littéraires français ne connaissent pas le nom, malgré une première publication en 72 par Maurice Nadeau qui décidément n'aura pas raté grand chose en matière de géants : Max Blecher (1909-1938), « Voilà ce qui luttait contre moi, voilà ce qui m'était implacablement contraire : l'aspect commun des choses. », maître roumain de la littérature européenne, mort à 29 ans d'une tuberculose osseuse de la colonne qui l'aura cloué quasiment toute sa vie au lit dans des conditions épouvantables et dont se réclame le non moins grand mais beaucoup plus vivant Mircea Caratarescu, auteur de la magistrale trilogie Orbitor."

  • "Deux textes acérés, sur le fil d’un rasoir / miroir subtilement déformant", par Hugues Robert, Charybde 2 : le blog, 5 janvier 2015

    "Publiés en 1936 et 1938, proposés en janvier 2015 par les toutes jeunes éditions de l’Ogre dans une nouvelle traduction d’Elena Guritanu, ces deux textes du Roumain Max Blecher, mort à vingt-huit ans en 1938, impressionnent notamment par la radicalité de leur transcription du rapport et de l’échange entre corps atteint par la maladie et esprit confronté à cette situation, en une écriture d’une sombre beauté, presque fantastique par moments, malgré son pragmatisme essentiel."

  •  "MAX BLECHER / AVENTURES DANS L’IRRÉALITÉ IMMÉDIATE / L’OGRE", par Romain Verger, Membrane, 2 janvier 2015 

    Il y a dans ce roman quelque chose d’infiniment triste, qui touche à cet être solitaire et déclassé, qui à la fois subit ses crises, son épanchement maladif dans le monde, mais qui n’en souffre véritablement que parce que les autres lui opposent leur normalité bornée et close : « les hommes et les choses étaient enfermés dans leur triste et dérisoire obligation d’être exactement ce qu’ils étaient, et rien d’autre. » Car la folie qui le possède, il le sait, est d’abord une faculté rare, une qualité accrue de la perception et de la sensibilité, proche de ce que G. Deleuze et F. Guattari évoquent dans Mille plateaux : ces « devenirs-animaux » auxquels on accède au terme d’une ascèse personnelle, où l’être s’extasie en d’autres que lui-même, où il laisse advenir et parler l’autre en soi. Le personnage en fait l’expérience lors d’une promenade où il se mêlera à la boue, jusqu’à devenir un « être de boue, jailli de la terre, ne faisant qu’un avec elle » : « Parfois je voulais être un chien, pour regarder ce monde trempé de la perspective oblique des animaux, de bas en haut, en tournant seulement la tête, et marcher au plus près de la terre, les yeux fixés au sol, me fondre dans la couleur violacée de la boue. » Et si, en dépit de la souffrance qu’elle occasionne, cette folie est si précieuse à ses yeux, c’est parce qu’elle est d’ordre poétique, proche de la voyance, et qu’avec elle l’être se réalise dans sa totalité, s’outrepasse dans un monde qui a enfin renoncé à l’étroitesse, où les hommes, les choses et les espaces soudain se décloisonnent pour entrer en vibration : « Celui qui n’a jamais connu ce sentiment est condamné à ne jamais ressentir la véritable ampleur du monde »."


Journaux

  • Max Blecher et Radu Jude : du roman au cinéma 
    "A Locarno, une vie brisée dans le tumulte de l’histoire roumaine", par Thomas Sotinel, Le Monde, 10 août 2016

    "Les deux romans de Max Blecher, Aventures dans l’irréalité immédiate et Cœurs cicatrisés ont beau avoir été réédités en français en 2015 (aux Editions de l’Ogre), le choc de la découverte de Inimi cicatrizate, de Radu Jude, présenté le 7 août en compétition au 69e Festival de Locarno (Suisse), tenait en partie à la révélation de l’univers d’un écrivain méconnu."

  • "La Voix brisée par la maladie", par Pierre Maury, Le Soir, 2-3 mai 2015

    "Le narrateur d’Aventures dans l’irréalité immédiate souffre d’une étrange maladie qui lui fait perdre le contact avec le monde. Ou qui, parfois, l’y enferme si bien qu’il ne sait plus s’il existe encore. La perception est tantôt absente, tantôt exacerbée. Il erre dans un gouffre, rattaché aux décors d’une ville roumaine. Là où vivait Max Blecher avant de venir en France et d’être soigné à Berck, pour une tuberculose dont il mourra à 29 ans, en 1938. Lieu, à peine plus réel, du deuxième texte repris dans ce volume, Cœurs cicatrisés. La vie au sanatorium, une bulle où Emanuel, double de l’auteur, voit ses compagnons, en particulier une jeune femme, mourir les uns après les autres, se déroule selon des procédures strictes dont la routine est souvent brisée. Par pure fantaisie parfois, par une aggravation du mal souvent.

    Max Blecher utilise une matière autobiographique. Mais il la transperce d’une écriture presque furieuse, d’une fureur cependant contenue, maîtrisée, qui s’élève au-dessus des anecdotes pour les transformer en éléments d’un univers halluciné. On l’a beaucoup dit mais, puisque c’est l’évidence, autant le rappeler : Max Blecher est proche des registres d’un Schulz ou d’un Kafka,

    Dans la préface lumineuse (noire, la lumière) qu’il donne à ces deux fictions, Claro dit : « Blecher est un survivant : la poésie qui l’irrigue l’empêche de gémir. Il se saisit des apparences et leur arrache de hideuses et cristallines confessions. L’illusion devient son dernier ennemi, avec lequel pactiser. » Il précise aussi combien Cœurs cicatrisés a pu « aller jusqu’à comparer l’assemblée des malades alités à quelque triste festin antique »."

  • "N'importe où hors du corset de plâtre", par Macha Séry, Le Monde des livres, 29 janvier 2015

    "Max Blecher, écrivain de sens et de la quête de sens, aura laissé derrière lui une oeuvre brève, réjouissante par sa bizarrerie, dont le temps n'a pas corrodé le pouvoir de fascination"

  • "Blecher, les sens et le non-sens", par Mathieu Lindon, Libération, 19 février 2015

    "Qui suis-je ? Il arrive que cette question familière échappe à la psychologie pour se poser dans les termes les plus concrets qui soient, comme si celui qui se questionnait était tout à coup happé par l’inconnu, un inconnu indéchiffrable."

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