Marie Cosnay,

Comètes et perdrix

- Ogre n°38

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  • Comètes et perdrix Marie Cosnay, par Marc Verlynde, La Viduité, 23 mars 2021

    L’Histoire telle qu’elle passe les frontières, revient et dresse des liens pour s’inscrire dans ses mensonges et ses clandestinités. Sur le ton de l’enquête, à la poursuite des entrecroisements et surtout des manques, Marie Cosnay emporte le lecteur à la frontière basque, là où les réseaux de Résistance ont laissé place à un criminel kidnapping. Comètes et Perdrix ausculte alors l’affaire Finaly, tous les échos que leur ultime fuite évoque, et trace in fine une histoire humaine, ambivalente, sans frontière.

  • "À la recherche de l’affaire Finaly – sur Comètes et Perdrix de Marie Cosnay", par Christian Salmon, AOC, 08 mars 2021

    "Marie Cosnay ne raconte pas l’Affaire en chroniqueuse, car la bataille des idées ne se mène pas front contre front mais couche après couche. Son roman n’est pas historique mais archéologique."

    "C’est sans doute la plus belle découverte du livre. La clé de voûte de l’affaire Finaly n’est pas une idéologie structurée ; elle est portée par des calculs, des intérêts, des trafics qui prennent la place des questions, le « peu d’idées qu’on les hommes, d’une date à une autre, d’un désespoir à l’autre » et qui créerait une sorte de « roulement » automatique des idées reçues. « Ce n’est qu’aux époques d’idiotisme social », écrivait déjà Mandelstam, « que s’établissent la paix ou l’armistice. »"

  • « L’enquête est une façon de retarder la mort », par Jean-Philippe Cazier, Diacritik, 08 mars 2021

    "Le langage tranche, il coupe, choisit, il déplace en secret, en douce, des concepts. La frontière coupe. En coupant elle fait des histoires, beaucoup d’histoires." 

    "Cependant, j’ai envie d’ajouter quelque chose. On parle de ce qu’on ne peut pas voir, dire, prendre, etc. On parle des failles, des trous de récits. On fait de la vérité quand elle se cherche et qu’elle reste imprenable quelque chose de plus vrai que la vérité écrite une fois pour toutes, enfermée. D’accord. Mais quelque chose me gêne. Parce que si je commence l’écriture de Comètes et perdrix, c’est que je sais ce que je pense de ce qu’a fait Antoinette Brun, et ceux qui l’ont suivie. Si je veux dire quelque chose à propos de l’affaire Finaly, ce n’est pas quelque chose de flou. Ce qu’ont fait les gens ici, dont, pour la plupart du moins, on attendait autre chose, est proprement scandaleux, c’est ce scandale qui m’a poussé à écrire. Peut-être que ce qui me fait courir, c’est le scandale. C’est pour ça qu’il n’y a pas de bout du secret, le scandale vient te gêner dans tous tes mouvements, tu ne peux jamais l’oublier."



Journaux

  • Récit : Marie Cosnay dans les pas des enfants volés, par Alain Nicolas, l'Humanité, 1er avril 2021 (article réservé aux abonnés)

    « Ce qui rend cet ouvrage vif et bondissant si précieux est aussi l’art du portrait. Marie Cosnay nous fait accompagner des êtres aux trajectoires étonnantes, de Goros, l’aristocrate agent double voire triple, à la lumineuse Andrée De Jongh, dite Petit Cyclone, qui monta le réseau Comète, celui qui menait les aviateurs vers la liberté par le rocher des Perdix. »

  • Sur la ligne de crête, deux enfants juifs, Juliette Keating, Délibéré, 30 mars 2021

    "Marie Cosnay construit un récit labyrinthique qui tient autant du mythe que du reportage et dans lequel on lit en filigrane un questionnement pressant sur l’accueil."

  • Géopolitique-fiction de l’affaire Finlay, Pierre-Edouard Peillon, le Monde des livres, 19 mars 2021

    "Ce n'est donc pas la romancière qui bricole l'histoire en proposant un texte habilement décousu, c'est l'histoire elle même qui multiplie les incohérences"