Marie Cosnay,

Aquerò

- Ogre n°17

Livre   |  Extrait   |  Presse

Blogs

  • "Les visions de Bernadette, par Marie Cosnay, conteuse", par Fabien Ribery, sur le blog de Fabien Ribery, 22 octobre 2017

    "Marie Cosnay a quitté l’infirmerie de son enfance, elle est désormais une grande personne dont le corps est une mosaïque de livres, et qui se demande bien ce que parler veut dire, seule, ou avec les autres, par exemple ceux qui trébuchent, inspirent, ou ont le don de voyance."

  • "Aquero, Marie Cosnay", par Eric Darsan, sur le blog d'Eric Darsan, le 20 juin 2017

    "Le silence avant l'explosion, le calme avant la tempête, et pendant. Retour à l'essentiel, aux éléments. Impression (soleil, le vent). Sensations, sentiments : pour qui sont ces. Visions, disons. Pour l'heure, le temps. Celui qu'il fait, qui vient, qui passe. Puis le tonnerre, soudain, dans un déchirement. La chute, les genoux en sang, ou tout comme : l'épaule, la hanche. En jouer comme des mains et des coudes pour rejoindre les chemins de l'enfance. Des sentes déjà, l'instant d'avant. Revenir sur les lieux, l'effet, les événements. En quête de la forme apparue au fond de la grotte à la petite Bernadette Soubirous, de son interprétation et de ses variations..."


  • "Marie Cosnay : Écriture d’enfance (Aquerò)", par Jean-Philippe Cazier, Diacritik, 2 mai 2017

    "L’écriture de Marie Cosnay se trace à la surface de cette lumière, soumise à sa blancheur aveuglante. Rien n’est nommé ni défini, rien n’est arrêté. Le livre existe comme un cela, un quelque chose blanc – lui-même cet aquerò, ce cela qui est dit par l’impossibilité de le dire. Ce qu’écrit ici Marie Cosnay est l’écriture noire à la surface blanche du monde, fascinée par cette blancheur sur laquelle glisser sans pouvoir dire, sans plus chercher à dire. Cette écriture est l’affirmation de la nature fuyante et innommable de l’écriture. Le cela, le ceci, sont dans ce livre le mode du langage. Il y a quelque chose, mais quoi ? Du sens, mais lequel ? Des personnages, mais leur identité n’est pas claire. Des situations, mais leur statut est imprécis. Le narrateur ou la narratrice est multiple, glissant d’une identité à une autre, d’une époque à une autre, d’une langue à une autre, d’une situation à d’autres qui s’emboîtent comme des échos les unes des autres sans que la série n’en soit jamais achevée ni définie."

  • "Aquero, Marie Cosnay" par Lou sur louetlesfeuillesvolantes.blogspot.fr, 30 mars 2017

    "Il y a, chez Marie Cosnay, des métamorphoses qui se produisent jusqu'au cœur de la langue."

  • "Note de lecture : Aquero (Marie Cosnay)", par Hugues Robert, Charybde 27 Le Blog, 27 février 2017

    "Dans une langue insensée de précisions et de pirouettes poétiques, Marie Cosnay invente ici le songe documentaire. Enquêtant, dans les circonvolutions des lumières et des voix, dans les entrelacs du passé et du présent, sur l’étrange nécessité qui cherche, ici et là-bas, à demander leurs papiers aux voyants, à assigner les corps pour maîtriser la politique de leurs visions – surtout si ces corps et ces yeux sont ceux de femmes, hier comme aujourd’hui, quoi qu’on en dise ici ou là -, elle développe mine de rien ce que l’on pourrait sans doute appeler une rêverie foucaldienne, dans laquelle la sensation même est politique."

    "Après la puissance décapante et sombrement jubilatoire de « Cordélia la guerre », voici une extraordinaire affirmation, justement machiavélique, de la puissance intacte du rêve et de son souffle utopique, intime et politique, malgré tous les efforts de capture et de domestication. Un autre Principe Espérance sourdement à l’œuvre, pour notre bonheur."


  • "Marie Cosnay, Aquero"par Thomas Giraud, sur Remue.net, 2 mars 2017

    "Il y a des auteurs dont la langue et la construction des récits nous émerveille, parce que parfois, sans fuir, le texte s’échappe, nous égare, mais en laissant derrière des signes pour qu’on les retrouve ou, au moins, que l’on se retrouve quelque part, à la fin, étourdi d’avoir vécu cela, d’être arrivé. Marie Cosnay est de ceux-là. (...)

    C’est un livre sur la lumière, sur la chute, sur l’interprétation de ce qui est ou de ce qui pourrait être. On en termine la lecture ému par toutes ces fragilités, ces délicatesses, ces évocations de ce que peut être une vie dont on n’a eu droit qu’à une petite partie, le reste étant dérobé par les autres, en leur nom."


Journaux

  • "Rever de Bernadette", par Thierry Guichard, Le Matricule des Anges, 5 juillet 2017

    "En ressuscitant la figure de Bernadette Soubirous, Marie Cosnay peint un tableau diablement impressionniste où la phrase coule comme un rivière."

  • ""Cette chose" qu'avait vue Bernadette", par Alain Nicolas, L'Humanité, 1er juin 2017

    "D’une grotte à l’autre deux enfances qu’un siècle séparent se rejoignent dans la difficulté de dire."

  • "Ce qu'a vu Bernadette" par Bertrand Leclair, sur Le Monde des livres, 16 mars 2017

    "Surprise par l'orage au cours d'une promenade solitaire, la narratrice, smartphone en main, se réfugie dans une grotte et se rêve "au fond d'un trou, dans le noir et blessée".

    Flirtant avec le fantastique, le début d'Aquerò se glisse d'une grotte à l'autre, provocant la réminiscence, d'une vie de sainte lue dans l'enfance et qui avait contaminé le réel : "Année 1974, soeur Saint-François me donne des pastilles de Pulmoll, de l'aspirine et à lire, la vie de Bernadette Soubirous." La Lutte têtue de l'adolescente de Lourdes convaincue d'avoir vu ce qu'elle a vu et non pas ce que les autorités  de toutes sortes voudraient, se trame à la croisée de l'intime et du social. La question du visible et de l'invisible, de ce qui se révèle au fond de la grotte, cette chambre noire des imaginaires archaïques, rejoint celle du corps et prétend voir dès lors se donne à voir voyant, et plus encore dans une famille pauvre dont le père a connu la prison et où nul n'a envie que la fille s'expose. dans un registre très différent du remarquable Cordelia la guerre (L'Ogre, 2015), Marie Cosnay déploie aux confins de l'obscur sa phrase saisissante, qu'elle dise la soif de lumière ou l'instant de panique au surgissement d'un animal en forêt : une panique révélatrice, mais de quoi exactement ?"

Librairie

  • Andreas Lemaire - Librairie Myriagone (Anger) : "Pleines de grâce  est libre et brutal, c'est un autel construit sur un bordel innommable, c'est l'histoire éternelle qui se répète et compose une ritournelle, c'est la langue qui ne fait pas semblant de dire, mais parvient à être pleinement dans la matière qu'elle triture, sans regarder de trop haut ni de trop en bas, c'est du rêve et du délire et de la crasse, ça vous tombe dessus comme une pluie de pavés sur des boucliers de CRS, ça vibre de tous les côtés tellement c'est vif, et puis ça creuse des tunnels, ça créé des ponts entre tous les points culminants mais pas brillants de notre société. Ça rend leur dignité aux oubliés."

Radios


  • "Poésie et jouissance", par Manou Farine dans Poésie et ainsi de suite / France Culture, 26 mai 2017

    "Un roman disjoint, à plusieurs voix, plusieurs corps, plusieurs langues."


  • "Paludes 834", par Nikola Delescluse, Blog.paludes.fr, 12 mai 2017

    "Un texte très dense, très poétique dans sa langue (...) qui joue de ces différents registres pour interroger une histoire religieuse, celle de Bernadette Soubirous, qui appartient à notre image d'épinal de l'apparition."