Lucien Ganiayre,

L'Orage et la Loutre

- Ogre n°6

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  • "Lucien Ganiayre, L'Orage et la Loutre", Jacques Louvain, 9 octobre 2018

    "L'orage et la loutre de Lucien Ganiayre est un roman rare par son étrangeté et la précision de sa construction. L'auscultation des corps livrés à tous les tumultes, proche d'un rapport de médecine légale, conduit le lecteur au bord de la suffocation. Les pages sur l'amitié taiseuse, forcément taiseuse, en opposition à l'amour forcément bavard avec ses serments sans cesse renouvelés, sont également d'une grande puissance. "

  • "Chef-d'oeuvre de la guerre et de la solitude", par Didier da Silva, Danses de travers, 16 juin 2015

    "Il raconte dans une langue à nulle autre pareille, d’une sensualité tragique, fiévreuse et lourde comme une eau noire, le long cauchemar halluciné que sera sa vie dans ce présent figé, sa quête désespérée (et d'un singulier homo-érotisme) d’un corps à étreindre sans le tuer, les bouleversements dont son propre corps, vu comme celui d'un autre, est le théâtre à ciel ouvert, au long de 229 pages poignantes et splendides dont les derniers mots vous arrachent le cœur."

  • "Lucien Ganiayre / L'Orage et la Loutre", par Romain Verger, Membrane, 17 mai 2005

    "Un très grand roman, d’une puissance rare, où le fantastique et la poésie, portés par une langue d’une beauté sauvage et sensuelle, forment un alliage des plus singuliers et envoûtants."

  • "L'Orage et la Loutre - Lucien Ganiayre", par Lucie, Un dernier livre avant la fin du monde, 12 mai 2015

    "L’auteur nous transporte dans cet autre monde effroyable et ne nous laisse jamais de répit, bouleversant nos sens et nos croyances. L’orage et la loutre est un récit fantastique il est vrai mais c’est avant tout le récit d’un homme qui se bat pour la vie et l’amour. (...) Certains passages sont de véritables monuments littéraires, et dire que Lucien Ganiayre n’a jamais pu être édité de son vivant ! (...) Un texte absolument superbe et unique !"

  • "Peinture Fantastique de l'amour impossible et la solitude, dans un monde pétrifié", par Marianne Loing, Charybde 27 : le Blog, 12 avril 2015

    Jean Des Bories, le narrateur, revient d’une partie de chasse avec sa chienne, par une journée exceptionnellement chaude de septembre 1935, tout au plaisir de sa chasse réussie et de l’évocation de son ami Marescot. Depuis l’adolescence, Jean idolâtre ce camarade aux origines et à la trajectoire brillante, et ses visites rares dans sa petite ville du Périgord le comblent de bonheur.

    Tandis que la chaleur s’intensifie et que des nuages d’orage s’amoncellent dans le ciel lourd, Jean découvre une source étrange, dont l’eau fraîche est d’une légèreté invraisemblable. Il ne résiste pas à la tentation d’y plonger pour se rafraîchir. Lorsqu’il émerge de cette source dans laquelle il a entièrement plongé malgré son étrangeté, l’air est devenu glacial, le monde a basculé.

    Méditation poignante sur la solitude, la souffrance de l’homme qui broie ce qu’il voudrait aimer, son incapacité à conserver la vie, même devenue si rare, «L’orage et la loutre» est un récit énigmatique comme un cauchemar somptueux, et une grande leçon d’écriture par un homme qui ne parvint pas à être publié de son vivant. 


Journaux

  • "Lorsque le temps s'arrête", par Steven Sampson, La Nouvelle Quinzaine Littéraire, 15 septembre 2015

    "Lucien Ganiayre, comme Keats, érige en héros un élément éphémère et insaisissable, réputé immortel et pourtant qu'il dompte par sa plume : le temps"

  • "Arrêt sur image", par Didier Garcia, Le Matricule des Anges, 12 juillet 2015

    "[L]e tour de force de Ganiayre est de faire admettre l'inadmissible [...]. S'il a l'art d'enfermer son lecteur à l'intérieur d'un monde improbable, dans une langue que rehaussent volontiers de subtiles colorations poétiques, Ganiayre a aussi celui de créer une intrigue oppressante (qui pousse à aller de l'avant) : à chaque page on espère que Jean va s'en sortir et que le sortilège qui régente sa vie va s'effacer de lui-même."

  • «L’Orage et la loutre», étreintes mortelles au cœur de l’immobile, par Louise de Crisnay, Cahier Livre de Libération, 3 juin 2015

    « Un grand romancier est peut-être un mathématicien qui s’ignore. Son esprit ressemble à un tableau illisible couvert d’intuitions invérifiables, d’hypothèses contradictoires et de formules incomplètes. Tout ce qu’il cherche, au fond, c’est un axiome à partir duquel sa folie pourrait enfin couler de source. »

    « L’Orage et la loutre est un roman fantastique, où le surnaturel perd incidemment son préfixe quasiment à chaque ligne. Surtout dans ces scènes stupéfiantes, qui sont comme des arrêts sur image, des tableaux de rues, de paysages, d’intérieurs, remplis de silhouettes pétrifiées, saisies exactement à mi-chemin entre la vie et la mort, le mouvement et l’immobilité, où le style arrive à un tel point d’équilibre entre la banalité la plus triviale et l’étrangeté la plus absolue qu’il devient impossible de discerner, du monde, de l’auteur ou du lecteur, lequel des trois est le plus fêlé.

    Pour le reste (la loutre, etc.), disons juste qu’est balayé ce vieil adage selon lequel l’amitié est une base arrière imprenable et l’amour un perpétuel champ de bataille. Qui ne sait qu’une grande amitié est infiniment plus cruelle, ne serait-ce que parce qu’elle porte fatalement en elle le poids d’un amour interdit ? »