Lucie Taïeb,

Safe

- Ogre n°10

Livre   |  Extrait   |  Presse

Blogs

  • "Rassurantes étrangetés", sur Bookalicious, 6 mai 2016

    "Il y a un peu de David Lynch dans ce roman dense, intense et incantatoire. On oscille en permanence entre poésie et narration, entre un rêve et un autre, guidé par la plume sûre et malicieuse de Lucie Taïeb, très à l’aise dans cet entre-deux mondes onirique."

  • "Safe", par Emmanuèle Jawad, sur Libr-critique, le 17 mars 2016

    "Les sphères narratives de Lucie Taïeb agencent et diffusent au fil de leurs séquences des climats de peur, d’étrangeté et d’humour ; une forme de flottement instaure une confusion rêve/réel sur l’axe de l’imaginaire, structurant ainsi le récit et y associant la mémoire (filiale notamment), le surnaturel et la maladie, en référence au film Safe de Todd Haynes"

  • Vivre avec la peur, même ou surtout en rêve : comment en inventer la lutte ?, par Hugues Robert, Charybde 27 : Le blog, 2 mars 2016

    Surprenant, bouleversant sans aucun recours à un pathos trafiqué, courageusement poétique et politique au plus noble sens des termes, « Safe » est un grand roman, méticuleusement déroutant, et d’une lucidité indispensable.

    Lucie Taïeb est à ma connaissance la première à se pencher vraiment, avec une redoutable lucidité poétique, sur la réception intime de cette peur diffusée à grande échelle, sur ses effets au plus profond – jusque dans nos rêves -, sur les séquelles potentielles que l’on est en droit d’imaginer, et sur les ébauches de lutte qu’il s’agirait de parvenir à imaginer en secret.



  • Safe, Lucie Taïeb, par Eric Darsan
    Safe est un roman qui tranche dans le réel, hache de pompier incendiaire qui fend, fracasse le calme apparent de la normalité quotidienne. De la réalité fragile et fragmentée. Qui aborde, saborde et saccage pour mieux traiter. Des matérialisations. Des peurs et des luttes. De la domination, du féminisme et de la langue. Du livre. De l'imagination à la typographie, quatre-vingt sept haches figurées, imprimées. 

  • Lucie Taieb, le livre du rêve (Safe),  Jean-Philippe Cazier, Diacritik, 1er mars 2016

    Safe de Lucie Taïeb a le poids des rêves profonds, ceux dont on sent bien qu’ils ne sont pas un simple divertissement de l’esprit, un rébus amusant pour qui demeure à l’abri sur les rives de la vie diurne. Les rêves les plus enfoncés dans la nuit sont de la pensée par laquelle l’ordre de la vie éveillée bascule dans un dehors sans ressemblance avec ce que le vivant du jour connaît. Est-on encore vivant quand on rêve – quand on rêve réellement, lorsque le rêve est devenu la seule réalité, celle de la pensée autant que du monde ?


  • "Safe est le roman des refus réciproques : ce qui, du monde, se refuse et ce que, de ce monde, refuse la voix narratrice : être « normale », adaptée, en bonne santé (selon leurs critères, les critères des autres), être guérie (par eux). Et quand, par hypothèse, le mot safe se révèle être l’acronyme de SAge-FEmme, comment l’intégrer dans la remontée à la surface [1] ?

    Dans le roman de Lucie Taïeb , l’expérience de la dépossession de soi par le langage — quand le langage est pourtant le seul espoir — nous donne à comprendre, au plus près des mots, la façon dont le langage organise, désorganise, dans le meilleur des cas réorganise les relations tendues entre la polyphonie du dedans et l’unicité exigée par l’existence au-dehors."

Journaux

  • "Safe", par Laurence Werner David, Secoussse n° 19, 24 juin 2016

    "Ne jamais demeurer immobile, ne pas s’endormir : telle est la double hantise absolue, décrite dans la chute finale avec une acuité aussi inquiète que lumineuse, qui vient hachurer, corroder, puis polir la langue même qui l’a véhiculée jusqu’ici. Au cœur du dispositif du roman de Lucie Taïeb, les questions affleurent, violentes par moments, toujours vitales lorsqu’elles traduisent notre rapport à autrui. "

  • "Briser la glace", par Bertrand Leclair, Le Monde, 21 avril 2016

    "Safe est le premier roman d’une poétesse et traductrice qui ne craint pas de dérouter son ­lecteur, sachant l’alpaguer d’une prose envoûtante."


  • Safe, un premier roman qui se lit sans abri, Alain Nicolas, L'Humanité, 11 février 2016

    "Il faut lire Safe comme les conspirateurs écoutent cette voix lunaire, s’accrocher à tout ce qui est saillant, et laisser le champ libre au rêve."

    "On l’aura compris, Safe n’est pas de ces romans qui se lisent sans que le lecteur y mette du sien. Pas de narration linéaire ni de parcours imposé. Pas d’abri, pas d’igloo. Pour autant, il ne demande pas un repérage en règle. Ce qui compte c’est la force avec laquelle sont posés scènes et méditations, images et rythmes, qui emportent toute défense et sonnent si juste dans leur irréalité même qu’on ne songe pas un instant à causer vraisemblance ou crédibilité. Avec Safe, Lucie Taïeb, qui vient de la poésie, entre dans le roman sans frapper, ou plutôt y fait une entrée fracassante."



Radios

  • Lucie Taïeb dans "Poésie et ainsi de suite", animée par Manou Farine, France Culture, 20 mai 2016

  • "Safe", par Nicola, émission "Paludes", sur Radio Campus Lille (106,6 FM), le 8 mars 2016


    "Avec Safe, Lucie Taïeb signe une entrée fracassante dans le domaine romanesque, fracassante à coups de hache..."