Cette attirance pour le flou et l’immensité de l’abîme devant lequel nous nous trouvons - Guénaël Boutouillet, remue.net, 3 janvier 2015

"À la découverte de cette nouvelle et belle maison d’édition : entretien avec ses deux fondateurs, Aurélien Blanchard et Benoit Laureau. Chaque "rentrée littéraire" se voyant un peu plus phagocytée par quelque(s) titre(s) qui font événement (et font plus rarement littérature), la naissance en ce mois de janvier 2015, de cette petite maison neuve au programme alléchant et ambitieux, entre premiers romans (Fabien Clouette, Mathieu Brosseau qu'on connait bien sur remue) et rééditions nécessaires (Aventures dans l’irréalité immédiate de Blecher, a par exemple été couronné de l’excellent prix Nocturne en 2013), méritait d’être saluée. En attendant de découvrir ses deux premiers titres en librairie, mardi 6 janvier, nous sommes allés à la rencontre de l’Ogre."

-Rentrée de janvier, dans les starting-blocks29 décembre 2014

Ogre. Aventures dans l’irréalité immédiate est un drôle de livre, écrit par un certain Max Blecher, mort en 1938 à l’âge de 29 ans, et sorti de l’oubli en 2013 grâce au Prix Nocturne. Cette étrangeté venue de l’Est et du passé sera la première des deux parutions d’une nouvelle maison, L’Ogre, l’autre étant Quelques rides, de Fabien Clouette. Pour Blecher, préface de Claro. Longue vie.

- Nouvelle maison : L'Ogre a deux têtes - Souen Léger, Libre Hebdo, 12 décembre 2014

"Une ligne qui prend les tendances actuelles à rebrousse-poil. "Nous voulons éviter l’"effet miroir" recherché par un certain nombre de livres. L’idée n’est pas que le lecteur se retrouve dans ce qu’il lit mais, au contraire, qu’il en soit perturbé et n’en ressorte pas indemne", analyse Aurélien Blanchard. Lire, c’est s’aventurer au-dessus d’un abîme aussi intrigant et effrayant qu’un géant de conte populaire. Un parti pris dont témoignent les deux premiers ouvrages de L’Ogre, à paraître le 6 janvier. Aventures dans l’irréalité immédiate de l’écrivain roumain Max Blecher (1909-1938) affirme l’identité profonde de la maison, tandis que Quelques rides, premier roman de Fabien Clouette, fixe le cap, l’objectif du duo étant d’éditer de la fiction contemporaine et majoritairement française."


Il était une fois dans l'Ogre - Claro, Le Clavier Cannibal, 14 novembre 2014

"Pendant longtemps, disons au cours de la période pré-pompidolienne et post-Clovis, l'ogre était une sorte de brute épaisse avec un sanglier en guise de barbe, doté en outre d'un appétit qu'il ne faisait pas bon croiser à la sortie de la communale. Il buvait du mauvais whiskey, s'essuyait les babines avec des moutons et arpentait la campagne comme si c'était un paillasson. On le craignait, on l'évitait – et quand on le croisait, on se signait en pleurant avant de finir dans l'un de ses quatre estomacs. Seuls les amateurs de contes le prenaient vite fait bien fait en photos. Mais ça c'était autrefois. Désormais l'ogre n'est plus ce rustre affamé. Désormais, l'ogre est un…éditeur."


Les éditions de l'Ogre : une littérature de l'irréalité - Nicolas Gary, ActuaLitté, 29 octobre 2014